Message du PDG : hausse du prix des habitations et réponses stratégiques possibles

by Theadora Scrimger | avr. 07, 2021
Message de Paul Taylor.
Il y a eu beaucoup de discussions dans les médias ces derniers temps sur la rapidité de l’appréciation de l’immobilier au Canada et sur ce qui devrait être fait, le cas échéant, pour tempérer le marché. Les récents commentaires et recommandations contradictoires des économistes ont relancé la discussion sur la mise en œuvre d’un impôt sur les gains en capital pour les résidences principales. D’autres experts ont recommandé l’imposition de taxes sur la spéculation, sur les logements inoccupés et sur la propriété étrangère. D’autres ont encore suggéré de rendre les tests de résistance plus musclés ou de réduire davantage les ratios de service de la dette admissibles. Certains suggèrent que le gouvernement ne fasse rien. Nous comprenons que ces rapports sont préoccupants.
 
Votre Conseil d’administration de PHC et moi-même surveillons de près les médias. Nous discutons constamment de la dynamique du marché avec nos membres d’un bout à l’autre du pays, et nous poursuivons les discussions avec nos homologues de l’Association canadienne de l’immeuble (ACI) et de l’Association canadienne des constructeurs d’habitations (ACCH). 
 
Historique des interventions — Politiques de logement
 
Depuis quatre ans, PHC demande au gouvernement d’améliorer l’accès à la propriété pour les primo-accédants et les propriétaires-occupants. Nous avons récemment terminé notre Semaine sur la Colline avec plus de 60 parlementaires et nous parlons encore avec un grand nombre d’entre eux alors que les discussions sur les prix des maisons s’intensifient. La mise en œuvre des tests de résistance et les récentes réductions des ratios du service de la dette pour l’admissibilité à l’assurance ont eu un impact disproportionné sur les primo-accédants. Il peut être démontré que ces mesures ne contribuent pas à l’escalade des prix. Même lorsque les prix ont reculé en 2018 en réponse aux mises à jour de la ligne directrice B-20, les maisons n’étaient pas plus accessibles aux primo-accédants puisqu’ils ne se qualifient plus mathématiquement pour l’achat de propriétés nouvellement moins chères. 
 
Dans cet esprit, le Conseil d’administration de PHC ne supporte pas le resserrement des tests de résistance ou la réduction des ratios de service de la dette maximums. Notre priorité dans les discussions sur les politiques demeure les aspirants à la classe moyenne et les aspirants propriétaires-occupants. 
 
Soutien aux primo-accédants — Protéger l’accès au marché
 
Comme nous le voyons, les augmentations de prix des biens immobiliers au cours des 10 derniers mois ont été entraînées principalement par le souhait des consommateurs d’améliorer leur espace de vie après une réévaluation de leurs besoins à la lumière du confinement. Nous reconnaissons, cependant, que l’escalade actuelle des prix a encouragé la réintroduction d’achats spéculatifs sur le marché, ce qui a encore une fois créé une concurrence malsaine. 
 
C’est pourquoi PHC est plus réceptive aux recommandations de politiques visant à réduire l’activité spéculative qui ne diminuent pas par inadvertance l’accès au marché pour les primo-accédants ou les propriétaires-occupants. Nous envisageons un certain nombre de solutions de rechange. La réduction des plafonds de RPV ou l’augmentation des mises de fonds pour les achats de résidences secondaires réduirait l’effet de levier potentiel des investisseurs, ce qui permettrait un certain assouplissement de la concurrence sur le marché pour les propriétaires-occupants. Nous évaluons également le bien-fondé de diverses structures fiscales spéculatives destinées uniquement à dissuader les propriétaires à court terme, mais suggérons une exemption pour les nouvelles maisons. Nous sommes très conscients de la nécessité de capitaux d’investissement dans les projets de construction partout au Canada et nous voulons encourager l’offre, sous toutes ses formes, par tous les moyens possibles. Après tout, les pénuries sont la principale cause de cette escalade des prix. 
 
Nous tenons actuellement des entrevues de groupe avec les membres. Avec l’apport de ces discussions, le Conseil d’administration de PHC fera des recommandations officielles aux décideurs. Nous vous tiendrons au courant des recommandations finales et de leur raisonnement, et nous vous invitons à envoyer vos réflexions à plaidoyer@monphc.ca. Entre-temps, je tiens à vous remercier pour votre adhésion continue. Comme toujours, vos commentaires sont les bienvenus.
 
 
 
Merci.
 
Paul Taylor
Président-directeur général